Pied Orteils - Docteur Stéphane ANDRÉ
« Voici l'homme tout entier, s'en prenant à sa chaussure,
alors que son pied est le coupable. »
En attendant Godot, Samuel Beckett
Les traitements chirurgicaux
En dehors de certaines pathologies particulières, ils ne sont envisagés qu’après essai et échec des traitements médicaux.
Les interventions possibles sont nombreuses et ne peuvent être décidées qu’en fonction de chaque individuel. Tout cela vous sera expliqué lors de la consultation.
L'INTERVENTION CHIRURGICALE
L’ensemble des examens préopératoires aura permis de poser une indication opératoire.
- La date et le lieu de l’intervention étant fixée, un certain nombre de formalités administratives sont à régler :
- Une fiche d’hospitalisation sera établie pour la clinique à laquelle vous la remettrez lors de la consultation avec l’anesthésiste. Vous pourrez à cette occasion faire votre prise en charge Sécurité Sociale et mutuelle. Vous voudrez bien vous munir des documents nécessaires : carte Vitale, attestation de carte Vitale et carte de mutuelle.
- Une fiche de « consentement éclairé » sera à signer.
- Un accord écrit pour les honoraires du docteur André et ceux de l’anesthésiste vous sera remis à signer.
- La consultation anesthésique préopératoire, obligatoire sur le plan légal entre 2 et 30 jours avant l’intervention, permettra de faire un bilan plus complet de votre état de santé, de modifier éventuellement certains traitements en cours pour la période péri-opératoire, de choisir avec le médecin anesthésiste le type d’anesthésie. L’anesthésiste vous demandera lui aussi de signer un consentement éclairé pour le domaine anesthésique.
- L’anesthésie peut être soit générale, soit loco-régionale, par injection rachidienne ou par injection au contact des branches nerveuses qui innervent la jambe et le pied.
La loco-régionale assure une indolence prolongée de plusieurs heures après l’intervention, limitant ainsi la nécessité d’injection de produits antalgiques.
L’hospitalisation ambulatoire, avec entrée et sortie le même jour, peut être envisagée pour les interventions les moins importantes. Dans nombre de cas il est préférable d’avoir recours à une hospitalisation complète avec entrée la veille de l’intervention et sortie variable en fonction de l’intervention, le plus souvent le lendemain ou le surlendemain.
La préparation à l’intervention nécessitera un nettoyage sérieux du pied avec douche à la Bétadine afin d’éviter tout risque d’infection par contact local.
- L’intervention chirurgicale est le plus souvent faite sous garrot pneumatique afin d’éviter les risques de saignement pendant l’intervention. Il n’est pas question ici de rentrer dans le détail de chaque type d’intervention. Il appartient au chirurgien de mener à bien les décisions prises avec son patient. L’évolution de la chirurgie est constante et l’on voit se développer actuellement les techniques micro-invasives qu’il faut savoir utiliser avec la prudence qu’impose la nouveauté.
La douleur postopératoire est fonction de l’intervention, du type d’anesthésie, et du seuil de la douleur du patient. La chirurgie du pied est assortie d’une assez mauvaise réputation quant à la douleur post-opératoire. Celle-ci peut être considérablement amoindrie par une bonne technique opératoire et un traitement post-opératoire bien approprié. Les anesthésistes sont parfaitement à même de gérer la douleur post-opératoire.
LES SUITES OPÉRATOIRES
- Le lever après l’intervention peut se faire le jour même (dès que les effets de l’anesthésie loco-régionale ont totalement disparu s’il s’agit de ce type d’anesthésie) au plus tard le lendemain.
Selon le type d’intervention, il est possible de prendre un appui complet ave une chaussure large ou une pantoufle, ou il est préférable de suspendre l’appui sur l’avant pied en utilisant une chaussure spéciale à appui talonnière. Dans certains cas, le pied sera immobilisé par un plâtre dont la durée du port est variable selon la pathologie.
- Le premier pansement est le plus souvent fait entre le premier et le deuxième jour postopératoire.
- Le drainage qui a pu être mis en place pour éviter les hématomes (drain de Redon ou crins de Florence) seront enlevés et un pansement léger mis en place. Le traitement anticoagulant vise à éviter l’apparition de phlébites et de sa complication redoutable l’embolie pulmonaire. Un traitement par héparine de bas poids moléculaire peut être mis en place pour 10 à 30 jours selon l’intervention. Il devra être contrôlé deux fois par semaine par un dosage des plaquettes.
- L’ablation des fils se fait entre le 10e et le 21e jour en fonction de la localisation de l’incision et de l’état de la peau.
- À la sortie de la clinique vous seront remis les ordonnances de traitement et éventuellement de pansement, l’arrêt de travail, le rendez-vous de consultation post-opératoire et les factures à régler.
Ces informations sont données à titre indicatif et ne dispensent en rien de la consultation du médecin.