Les examens complémentaires
La collaboration du médecin, du podologue et du chirurgien est bien souvent utile pour régler au mieux cet organe dont la robustesse n’a d’égal que sa complexité : LE PIED.
Un certain nombre d’examens complémentaires peuvent être utiles dans l’établissement du diagnostic et dans la décision thérapeutique.
Les examens nécessaires
L’interrogatoire et l’examen clinique du pied et de la marche sont indispensables pour orienter le diagnostic. La localisation de la gêne ou de la douleur, l’existence de durillons, de points douloureux, de zones d’irritation et de frottement, la position du pied à la marche, doivent être notés.
Les examens complémentaires sont à prescrire en fonction de l’orientation de l’examen clinique.
Les radiographies simples
Les incidences bilatérales sur des pieds en charge de face, profil et en défilé plantaire (incidence de Walter-Muller-Guntz) sont les clichés de débrouillage. Certaines incidences de 3/4 peuvent être utiles dans certaines pathologies. Elles permettent d’étudier la structure osseuse, de mesurer les axes des différents segments du pied et de chiffrer les déformations, de rechercher des signes d’arthrose sur certaines articulations, d’étudier avec certains clichés les parties molles du pied.
Elles sont suffisantes pour bon nombre de pathologies du pied : épine calcanéenne, hallux valgus, griffes d’orteil, quintus varus supraductus.
L’échographie
Elle est utile dans l’exploration des parties molles essentiellement tendineuses ou séreuses.
Elle permet de faire le diagnostic de bursite, de tendinite d’Achille, d’aponévrosite plantaire.
Il s’agit d’un examen simple indolore et non invasif mais dont les limites sont assez vite atteintes.
Sa fiabilité est moyenne même si d’important progrès ont été fait dans l’interprétation des images.
L’électromyogramme
Il s’agit de mesurer la vitesse de conduction de l’influx nerveux dans les différents nerfs du pied.
Il est très utile dans le diagnostic des syndromes du canal tarsien et dans une moindre mesure dans les névromes de Morton.
Le scanner
Utile dans le diagnostic des ostéochondrites et des fractures de fatigue, il ne montre que les structures osseuses, et nullement les tendons et ligaments. L’arthroscanner est rarement utilisé dans l’exploration du pied.
L’IRM
Est d’un apport certain dans l’exploration des parties molles du pied : exploration du tendon d’Achille dans les tendinites d’Achille, découverte d’un névrome de Morton peu individualisable avec les autres techniques, étude de la structure de l’aponévrose plantaire, exploration des ostéochondrites de l’avant pied.
La scintigraphie
Elle consiste en l’injection d’un produit radioactif puis au comptage de sa fixation sur l’os. Il est utile dans le diagnostic de certaines tumeurs du pied, des fractures de fatigue, des décalcifications à type de syndrome algo-neuro-dystrophique.